26 octobre 2017
« C’est tellement valorisant d’être reconnue par ses pairs » – Martine Bourgeois
Par: Jean-Philippe Morin
Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture du Québec, Martine Bourgeois, lauréate et Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) |  © Photo: matonvu.ca

Laurent Lessard, ministre de l’Agriculture du Québec, Martine Bourgeois, lauréate et Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) | © Photo: matonvu.ca

Martine Bourgeois, de la Ferme St-Ours, a reçu le prestigieux titre d’agricultrice de l’année au Québec à l’occasion du gala Saturne, le 21 octobre à Lévis.

Mme Bourgeois représentait la Montérégie-Est dans ce gala, alors qu’elle avait remporté le même titre dans la région en avril dernier. La copropriétaire de la Ferme St-Ours faisait face à huit autres agricultrices de différentes régions du Québec dans la même catégorie.

« Il y avait tellement des candidates avec de beaux parcours, relate-t-elle. Je suis vraiment fière de ce prix. C’est tellement valorisant d’être reconnue par ses pairs. »

Plusieurs critères étaient évalués par le jury pour déterminer une gagnante, dont le cheminement, le développement social et professionnel, l’aspect familial, l’entrepreneuriat, etc. Sur le site web des agricultrices du Québec, elle est décrite comme quelqu’un qui « a toujours su garder un équilibre entre sa vie professionnelle, sa vie familiale et ses implications sociales. Elle a toujours osé relever les défis auxquels elle a été confrontée et est allée de l’avant pour atteindre ses objectifs. »

Un long parcours

Dès l’âge de 14 ans, Martine Bourgeois savait qu’elle voulait être agricultrice. Son rêve était alors d’avoir une ferme. Après avoir étudié en agriculture au campus Macdonald de l’Université McGill, puis travaillé à l’extérieur pendant quelques années, elle a acquis, avec son conjoint Serge Lefebvre et sa sœur Chantal Bourgeois, la ferme familiale en 1993.

Ayant gradué en 1982, Mme Bourgeois souligne ses 35 ans de carrière cette année. Impliquée dans le conseil d’administration du CLD de Pierre-De Saurel, elle a toujours aimé s’investir dans la région.

Au fil des années, Mme Bourgeois s’est taillé une place dans le milieu malgré le nombre peu élevé de femmes l’ayant fait avant elle.

« Ç’a toujours été un défi en tant que femme. Quand j’ai commencé à travailler en nutrition animale, il n’y avait pas beaucoup de femmes. J’ai eu une opportunité et je l’ai prise, j’ai fait ma place. Il ne faut pas avoir peur de foncer », explique-t-elle.

Martine Bourgeois représente la sixième génération de la ferme. Depuis 2016, sa fille Marie-Pier Lefebvre est devenue coactionnaire avec les trois associés, faisant d’elle la septième génération de la Ferme St-Ours.

Âgée de 56 ans, elle veut déjà commencer à transmettre ses connaissances à sa fille afin d’assurer une relève en douceur.

« J’ai encore de super belles années devant moi dans l’entreprise, mais je veux transférer les nombreuses connaissances que j’ai acquises au fil des années à la prochaine génération », conclut-elle.

La Ferme St-Ours, c’est…

– 180 000 poules pondeuses d’œufs de consommation, dont 60 000 poules de production biologique;

– 20 000 poules pondeuses d’œufs d’incubation;

– 750 acres de terres;

– 5 800 entailles d’érables;

– Cinq sites de production (Saint-Ours, Saint-Charles-sur-Richelieu, Saint-Hugues et Ange-Gardien);

– Produits dans la boutique à la ferme, ouverte tous les matins, 365 jours par année.

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