6 octobre 2021
« Ça ne va pas ramener le monde dans le réseau » – Brigitte Petrie, FIQ de la Montérégie-Est
Par: Katy Desrosiers

La présidente de la FIQ Montérégie-Est, Brigitte Petrie, ne croit pas que les primes soient la solution miracle pour ramener des infirmières dans le réseau public. Photo www.fiqsante.qc.ca

La présidente de la FIQ Montérégie-Est, Brigitte Petrie, croit que les primes annoncées pour tenter de ramener des infirmières dans le réseau public n’auront pas l’effet escompté. Elle affirme que le personnel qui a quitté l’a fait pour avoir plus de temps et que cette mesure ne leur en redonnera pas.

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Brigitte Petrie soutient que le syndicat est content quand le gouvernement sort de l’argent parce que c’est ce que certains membres veulent. Mais elle ne croit pas que la mesure règlera la problématique de pénurie de main-d’œuvre chez les infirmières.

« Elles sont parties pour des raisons de surcharge de travail. Elles étaient tannées de faire du temps supplémentaire obligatoire. Elles sont parties parce qu’elles étaient épuisées du réseau. Là, on te donne 15 000 $, mais tu reviens vivre la même affaire. Il n’y a pas vraiment eu d’action sur les conditions. […] On parle de primes incitatives pour faire plus de fins de semaine alors que le monde, tout ce qu’il veut, c’est une conciliation famille-travail », affirme-t-elle.

Également, elle explique que des retraitées étaient intéressées à revenir, mais pas pour travailler sept jours par deux semaines puisqu’elles considèrent avoir assez donné.

La présidente a même entendu que des agences privées offriraient le même montant que le gouvernement afin de conserver son personnel. Si le gouvernement souhaite réellement ramener le personnel qui travaille en agence, Mme Petrie croit qu’il devrait tout d’abord arrêter d’utiliser cette main-d’œuvre indépendante.

Actuellement, au CISSS de la Montérégie-Est, 843 postes d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et d’inhalothérapeutes sont vacants.

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