11 septembre 2020
Bonsoir les sportifs : Ron Fournier cède sa place à un Sorelois
Par: Jean-Philippe Morin

Jérémie Rainville prend la place de Ron Fournier à la barre de Bonsoir les sportifs du lundi au vendredi, de 21 h à minuit, au 98,5 FM. Photo Martin Girard shootstudio.ca

Le Sorelois Jérémie Rainville n’a pas volé sa place à la barre de l’émission radiophonique Bonsoir les sportifs, les soirs de semaine au 98,5 FM. C’est le populaire animateur et nouvellement retraité Ron Fournier, qui a tenu le fort durant les 33 dernières années, qui le dit lui-même.

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« Ron m’a appelé pendant 45 minutes pour me dire que j’avais gagné mes épaulettes et que j’avais travaillé très fort pour me rendre là. Ron, il est dans la vie comme il est à la radio, un homme intègre et généreux. Ron, c’est notre capitaine. Il est toujours là pour nous et c’est un honneur pour moi, un privilège de prendre son siège à Bonsoir les sportifs », souligne Jérémie Rainville, en entrevue avec Les 2 Rives.

L’animateur sorelois travaille depuis une douzaine d’années pour Cogeco. Il a eu l’occasion d’animer l’émission culte des sportifs à plusieurs reprises, notamment pendant l’été ou lors de la convalescence de Ron Fournier, atteint d’un cancer.

« C’est une occasion unique pour moi de communiquer avec les gens, de partager des anecdotes et des opinions sur le sport. Ron a utilisé ce véhicule, la ligne ouverte, depuis 33 ans et les gens ont intégré ça dans leur routine. Pour ma part, je ne veux surtout pas remplacer Ron, parce qu’il est irremplaçable! Je veux apporter ma couleur et c’est positif que la transition se soit faite en douceur parce que les gens me connaissent déjà », explique Jérémie Rainville.

L’homme de 46 ans ne se gêne d’ailleurs pas pour parler de son patelin. « Ce qu’il faut, c’est rester soi-même. Dans mes émissions, je parle de Sorel-Tracy, de la bière tomate et des Éperviers! Je suis de la région et je ne renierai jamais mes origines », avance-t-il.

Au-delà du sport

Jérémie Rainville adore le contact avec le public. C’est ce qui le fait vibrer chaque soir, lorsqu’il s’assoit derrière le micro. Pendant la pandémie, alors que plusieurs commerces fermaient et que la déprime s’installait, il gardait le fort et continuait de parler aux gens tard en soirée.

« J’appelais mon émission Bonsoir le monde, dit-il en riant. Il y avait peu ou pas de sport à la télé, alors je parlais aux gens de la pandémie et on parlait de tout et de rien. J’ai adoré ce contact privilégié », soutient-il.

Puis quelques mois plus tard, c’est grâce aux actions des athlètes des ligues professionnelles de sport que le mouvement #BlackLivesMatter a pris de l’ampleur en lien avec les injustices raciales aux États-Unis.

« Le sport est devenu un vecteur de changement. C’est le sport qui a pris toute la place à ce moment. On a jasé de sport avec le public, mais on a élargi ça à un enjeu de société. C’était très gratifiant », conclut-il.

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