2 juillet 2019
DĂ©putĂ© dans BĂ©cancour–Nicolet–Saurel
Un bilan de session parlementaire Ă  saveur Ă©lectorale pour Louis Plamondon
Par: Raphaëlle Ritchot

Le député Louis Plamondon (à gauche) se dit fier de l'élection de son chef Yves-François Blanchet (à droite). Photo Pascal Cournoyer | Les 2 Rives ©

Dans son bilan de fin de session parlementaire, le député bloquiste Louis Plamondon a largement critiqué le parti au pouvoir, alors que le déclenchement de la campagne électorale approche à grands pas.

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Le dĂ©putĂ© de la circonscription fĂ©dĂ©rale BĂ©cancour–Nicolet–Saurel a soulignĂ© que le Parti libĂ©ral du Canada (PLC) accumulait de nombreuses promesses non remplies, dont la rĂ©forme du mode de scrutin ainsi que ses engagements envers les agriculteurs.

Le Bloc QuĂ©bĂ©cois (BQ) a Ă©tĂ© le seul parti politique cette session-ci, plaide M. Plamondon, Ă  faire campagne pour que les producteurs sous gestion de l’offre reçoivent des indemnisations pour les pertes liĂ©es au libre-Ă©change.

« Dans un comtĂ© agricole comme ici, le fait que les agriculteurs sous gestion de l’offre n’obtiennent pas les indemnisations promises, c’est un enjeu majeur. Cela peut mettre certaines fermes en pĂ©ril », a indiquĂ© M. Plamondon.

Appui aux projets québécois

Le BQ a Ă©galement été le seul parti à appuyer la laïcité de l’État au Québec et la loi 21 récemment votée Ă  l’AssemblĂ©e nationale, se rĂ©jouit M. Plamondon.

Le dĂ©putĂ© croit d’ailleurs que comme ce projet de loi est appuyĂ© par prĂšs de 70 % de la population au QuĂ©bec, selon certains sondages, cela positionne trĂšs bien le parti pour les prochaines Ă©lections.

Concernant le projet de loi 9 sur l’immigration, M. Plamondon est Ă©galement d’avis que le QuĂ©bec doit faire une meilleure sĂ©lection de son immigration.

« On doit faire tous les efforts pour aller chercher les gens dont on a besoin pour combler le manque de main-d’Ɠuvre », a-t-il fait valoir.

Le dĂ©putĂ© est mĂȘme allĂ© plus loin en mentionnant qu’Ă©tant donnĂ© les particularitĂ©s du QuĂ©bec concernant sa langue et sa culture, la province « devrait avoir l’entiĂšre responsabilitĂ© de son immigration ».

Environnement

En plus d’avoir Ă©tĂ© un des grands enjeux de la session parlementaire, M. Plamondon assure que l’environnement sera au cƓur des dĂ©bats de campagne Ă©lectorale cet automne.

Les dĂ©putĂ©s du BQ ont dénoncé l’investissement du PLC dans l’oléoduc Trans Mountain et dans les énergies fossiles.

« C’est terrible que les libĂ©raux aient dĂ©posĂ© une motion sur l’urgence climatique et que, dans la mĂȘme semaine, ils aillent de l’avant avec le projet de pipeline TransMountain », a rappelĂ© M. Plamondon en prĂ©cisant que le Bloc s’opposait Ă  tout projet de pipeline.

Un amour de la politique

Parmi ses plus grandes fiertĂ©s, M. Plamondon compte la remontĂ©e du BQ aprĂšs l’Ă©lection de 2015, mais plus rĂ©cemment l’Ă©lection, en janvier dernier, d’Yves-François Blanchet comme nouveau chef de la formation politique.

« J’ai Ă©tĂ© un de ceux qui ont travaillĂ© trĂšs fort pour que M. Blanchet devienne chef. Alors que l’on comptait le parti comme Ă©liminĂ©, ma satisfaction est d’avoir pu donner au Bloc ce qu’il fallait pour repartir », a racontĂ© le plus ancien dĂ©putĂ© siĂ©geant Ă  la Chambre des communes.

Rappelons Ă©galement la tenue du congrĂšs de la formation politique Ă  Sorel-Tracy en mars dernier.

QuestionnĂ© sur son avenir en politique, l’homme de 75 ans s’est dit plus amoureux de son emploi que jamais.

« Je me sens encore plus compĂ©tent et efficace maintenant que je l’Ă©tais il y a 25 ou 30 ans. Je me sens encore utile et quatre ans, ça passe tellement vite en politique. J’adore mon travail sur le terrain dans mon comtĂ© », a lancĂ© M. Plamondon

Parmi les rĂŽles des Ă©lus, il y a celui de faire connaĂźtre aux individus, aux organismes Ă  but non lucratif ainsi qu’aux corporations l’existence des diffĂ©rents programmes d’aide. Un rĂŽle que M. Plamondon se plaĂźt Ă  remplir. Chaque annĂ©e, sa circonscription compte toujours parmi celles ayant reçu le plus de subventions gouvernementales, dit-il.

« C’est sĂ»r qu’aprĂšs 30 ans, j’ai tissĂ© un rĂ©seau de contacts dans mon comtĂ©, mais aussi dans l’appareil administratif », conclut-il.

La session parlementaire a pris fin le 20 juin dernier Ă  Ottawa.

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