26 février 2016
« Bienvenue à FL », ou place aux jeunes
Par: Louise Grégoire-Racicot
Geneviève Dulude-De Celles était présente le soir de la première soreloise au Cinéma St-Laurent.. | TC Média - Pacal Cournoyer

Geneviève Dulude-De Celles était présente le soir de la première soreloise au Cinéma St-Laurent.. | TC Média - Pacal Cournoyer

Ils étaient plus de 200 – jeunes et moins jeunes – à avoir assisté à la première soirée de projection de « Bienvenue à FL », le 25 février au cinéma Saint-Laurent, en présence de sa réalisatrice, Geneviève Dulude-De Celles et des jeunes qui lui ont permis de lever le voile sur qui ils sont.

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Il fallait la voir accueillir les gens à leur arrivée au cinéma. Simplement. Avec le sourire et la fébrilité, disait-elle de projeter ce film chez soi. « Une petite tension différente. La hâte de savoir comment il sera reçu par les jeunes, leurs parents et amis. »

De beaux jeunes au regard réaliste sur la vie et l’avenir, au sourire souvent engageant, aux rêves diversifiés simples et ambitieux à la fois à qui elle a permis, l’espace d’un film, de devenir des « Tom Cruise », de se voir sur grand écran. Chose qu’ils ont visiblement appréciée.

La cinéaste a su établir un tel lien de confiance avec eux que, sans gêne et sans « sparage », ils ont livré leur vision de ce qu’ils sont, avec cette capacité étonnante de se projeter dans l’avenir. Mais avant tout, elle les a amenés à partager leur quête de soi, leur identité trouvée. Conscients qu’ils sont à la veille de quitter l’adolescence pour la vie adulte, avec son lot de responsabilités. En quête consentie de vérité, de liberté, d’autonomie.

C’est d’ailleurs toute la richesse de ce film, simple et sobre, ponctué d’images fines, de rythme et de rites. Il amène le spectateur à réaliser que tous les stéréotypes qu’il peut véhiculer sur ces jeunes sont non fondés. Oui, ils ont le regard franc et direct, la parole facile et les mots justes pour traduire leurs émotions. Oui, ils savent qui ils sont et plusieurs savent déjà vers quoi ils veulent aller. Elle a donc signé un documentaire qui ne traite pas, comme elle l’avait pensé au départ, d’intimidation à l’école. Mais bien un film sur le désir de ces jeunes de se réaliser et de faire ensemble des choses.

Finalement, comme l’ont dit des cinéphiles dans l’échange qui a suivi la projection : « même à 60 ans, on se retrouve dans ces jeunes! »

Le documentaire est somme toute intemporel et probablement aussi sans frontière. Parce qu’il traite de l’être dans ce moment critique de sa croissance.

Plus que de Fernand-Lefebvre, c’est de leur vie que ces jeunes parlent. De la vie qui bat en eux et dont ils témoignent.

Voilà un documentaire bien loin des films d’action de science-fiction que la bande-annonce projetée avant proposait. Un documentaire havre, inspirant avec ses moments émouvants, parfois drôles, toujours riches de sens. Du sens que des ados ont à nous apprendre sur l’avenir qui les guette.

Le film est à l’affiche toute la semaine, en soirée.

Ce que les jeunes ont dit

– Les ados ont plein de réponses. Ils attendent que vous leur posiez des questions!

– Quand on entre au secondaire à 12 ans, on n’est plus un enfant, mais pas encore un ado. Quand on entre au cégep, on n’est plus un ado, mais pas encore un adulte!

– Au secondaire, tu cherches qui tu es. Au cégep, tu cherches un diplôme.

– J’ai été capable de me confier à Geneviève alors que je ne pouvais le faire avec d’autres.

– J’ai éprouvé une gêne à me retrouver sur un grand écran. Maintenant, c’est OK!

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