13 mars 2018
Malgré une défaite en finale du RSEQ
Audrey Lavallée fera partie des Championnats canadiens universitaires
Par: Jean-Philippe Morin

Audrey Lavallée a bien fait dans les séries de fin de saison; elle espère répéter ses bonnes performances aux Championnats canadiens universitaires de hockey féminin dans quelques jours. (Photo : James Hajjar)

La Soreloise Audrey Lavallée, qui évolue à la défense avec les Carabins de l’Université de Montréal, se remet à peine de la défaite subie aux mains des Stingers de Concordia, le 4 mars. La hockeyeuse devra rapidement mettre ce douloureux souvenir derrière elle puisque son équipe se prépare pour les Championnats canadiens universitaires qui se dérouleront du 15 au 18 mars, à London en Ontario.

Les Carabins, qui ont terminé en tête du Championnat du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en saison régulière avec 14 victoires en 20 matchs, ne sont pas arrivées à vaincre les Stingers de Concordia. Leurs rivales ont terminé seulement deux points derrière les Carabins, avec le même nombre de victoires.

Les Carabins ont eu de la difficulté à se défaire des Martlets de McGill en demi-finale. Elles ont gagné le 3e match d’une série de 2 de 3 en prolongation. Puis dans la finale 2 de 3 contre les Stingers, les joueuses de l’Université de Montréal ont gagné le premier match 3-2 en prolongation avant de s’incliner 3-2 puis 3-1 dans les deux derniers.

« C’était notre bête noire, admet Audrey Lavallée, en parlant des Stingers, en entrevue. On les a affrontées cinq fois en saison et les cinq fois, c’est allé en prolongation ou en tirs de barrage. »

« Lors du premier match, poursuit-elle, on a vraiment bien joué. C’était un de nos meilleurs matchs en séries. Dans le deuxième, notre avantage numérique n’a pas fonctionné et on s’est fait compter deux buts en désavantage numérique. Puis dans le match ultime, le plus important de la saison, on ne s’est pas présentées comme il le fallait. Elles ont compté deux buts rapides en deuxième période et on ne s’est jamais relevées », raconte l’étudiante de 20 ans.

Comme les championnes de la saison régulière et les championnes des séries participent toutes les deux au Championnats canadiens universitaires, les Carabins et les Stingers pourraient à nouveau croiser le fer du 15 au 18 mars, à London en Ontario.

« C’est le plus gros tournoi auquel je vais participer à vie. Au collégial, je n’ai jamais dépassé la première ronde des séries. La médaille d’argent au RSEQ est ma seule médaille depuis mes années midget. C’est certain que j’ai hâte et ce serait vraiment le fun de battre Concordia aux Championnats canadiens! », espère l’ancienne du Cégep André-Laurendeau.

Les Carabins ont été sacrées championnes au Canada pour la dernière fois en 2015 en hockey féminin.

Audrey Lavallée a gagné de la confiance de match en match lors de son année recrue avec les Carabins. (Photo : James Hajjar)

Une bonne fin de saison

D’un point de vue personnel, Audrey Lavallée n’a pas connu le début de saison espéré. En tant que recrue, elle a souvent été laissée dans les estrades. Celle qui a joué son hockey mineur avec les Mariniers de Sorel-Tracy, l’Express du Richelieu et le Blitz de Sorel-Varennes ne s’est pas découragée pour autant.

« Quand j’étais assise dans les estrades pour sept matchs, je me suis posée beaucoup de questions. Je me suis battue pour un poste à la défense toute l’année. Finalement, vers la fin de la saison, on m’a annoncé que j’allais faire partie de l’équipe partante en séries. J’étais contente, ça m’a motivée et j’ai connu de bonnes séries », souligne-t-elle.

Dans le premier match contre Concordia en finale, elle a joué les héros en récoltant la passe décisive sur le but égalisateur qui portait la marque à 2-2. Puis en prolongation, elle a orchestré une montée d’un bout à l’autre de la patinoire avant de refiler la rondelle à sa coéquipière qui a enfilé l’aiguille.

Recrutée comme une défenseure offensive, Audrey Lavallée croit qu’elle avait perdu son identité en début de saison.

« Je ne voulais pas faire d’erreurs, alors je me repliais et je n’attaquais jamais. C’est à ce moment que j’ai réalisé, avec mes entraîneurs, que je devais prendre des chances et me lancer à l’attaque quand je pouvais. J’ai beaucoup plus utilisé ma vitesse et mes mains en séries, ce qui m’a servie », évalue la Soreloise.

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