4 juillet 2016
ArcelorMittal embauche 150 étudiants, Rio Tinto une dizaine
Par: Louise Grégoire-Racicot
Travailler dans une grande entreprise, l’été, est certes une bonne source de revenus pour les étudiants cégépiens et universitaires. | Photo TC Média - garcieuseté Rio Tinto Fer et Titane

Travailler dans une grande entreprise, l’été, est certes une bonne source de revenus pour les étudiants cégépiens et universitaires. | Photo TC Média - garcieuseté Rio Tinto Fer et Titane

Même si les grandes entreprises trouvent intérêt à embaucher des étudiants l’été, tout dépend des activités économiques qu’elles prévoient.

Chez ArcelorMittal par exemple, l’usine contrecœuroise fonctionne à pleine capacité et elle a en mains des commandes assurées pour plusieurs mois. Aussi a-t-elle engagé pour l’été, quelque 150 étudiants – cégépiens et universitaires – dont 75% travailleront à Contrecœur même.

La grande majorité, a précisé le directeur général des ressources humaines, Gilles Quenneville, remplacera sur le plancher des opérateurs partis en vacances. 15% seront dirigés vers les techniques chimiques et métallurgiques alors que 5% remplaceront des cadres.

« La plupart de ces jeunes résident près d’ici. Tous ont été choisis en fonction de leurs compétences et de nos besoins », les décrit-il. Les parents de certains travaillent chez ArcelorMittal, d’autres n’en sont pas à leurs premières armes dans cette usine.

L’expérience est intéressante tant pour les jeunes que pour l’entreprise, dit M. Quenneville. Ils y découvrent un milieu de travail et possiblement le métier qu’ils aimeraient pratiquer plus tard. L’entreprise peut y repérer des employés qu’elle aimerait bien embaucher un jour.

Enfin l’entreprise prévoit interrompre ses activités une semaine ou deux en cours d’été, histoire de procéder à l’entretien régulier de ses équipements.

Une dizaine d’étudiants universitaires chez Rio Tinto

Chez Rio Tinto Fer et Titane (RTFT), une entreprise qui fonctionne au ralenti depuis quelques années maintenant, ce qui a entraîné d’importantes mises à pied, on n’embauche depuis 2013 qu’une dizaine d’étudiants, révèle sa porte-parole, Claudine Gagnon. Contexte et besoins n’ont guère varié récemment, explique-t-elle.

Comme son vis-à-vis d’ArcelorMittal, elle souligne que « chaque année, l’embauche d’étudiants permet de donner une expérience de travail en plus d’attirer et d’évaluer une main-d’œuvre spécialisée pour un emploi ultérieur ».

D’autre part, en embauchant des étudiants, RTFT souhaite soutenir les étudiants dans la poursuite de leurs études postsecondaires, soutient-elle.

Cette année, étant donné ses besoins spécifiques, elle a privilégié l’embauche d’étudiants en première année universitaire possédant une expérience de travail en production.

« Nos besoins étaient par contre moindres que par les années passées. Enfin, s’ils voulaient être considérés, les étudiants devaient être disponibles à temps plein à compter du 6 juin 2016. »

Il nous a été impossible d’obtenir de telles données des Forges de Sorel.

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