23 juillet 2019
Avec son entreprise l'Académie Fit t3nnis
Annie-Pier Jodoin se dévoue au développement du tennis dans la région
Par: Deux Rives

Annie-Pier Jodoin vient de se lancer à temps plein dans l'enseignement du tennis avec son école l'Académie Fit t3nnis. Photo gracieuseté

L'entraîneuse Annie-Pier Jodoin enseigne le tennis à plusieurs jeunes de la région. Photo gracieuseté

Texte de Sébastien Lacroix

Avec les performances éblouissantes des Milos Raonic, Eugénie Bouchard et Félix Auger-Aliassime sur la planète tennis, on ressent un engouement certain sur les courts de la région.

C’est le constat que fait Annie-Pier Jodoin qui vient de se lancer à temps plein dans son entreprise, l’Académie Fit t3nnis. Son objectif est de développer de plus en plus de talents de la région en enseignant les différentes techniques, mais également tous les aspects qui sont nécessaires pour s’améliorer sur le terrain.

« Il n’y a pas juste le côté tennis que l’on travaille. On s’entraîne surtout en groupe pour aller chercher plus de cardio. ce qui est nécessaire pour courir sur le terrain. On travaille les muscles qui sont sollicités avec des poids libres et des élastiques. On se sert aussi beaucoup du poids du corps », souligne Annie-Pier Jodoin qui porte également une attention particulière à la nutrition de ses athlètes.

L’idée de l’Académie, c’est de favoriser le développement du tennis en offrant un entraînement complet pour favoriser le développement des joueurs et des joueuses, jeunes (3 à 17 ans) et adultes, qui soient de niveau récréatif ou compétitif.

Celle qui a obtenu un baccalauréat en enseignement de l’éducation physique il y a six ans est également entraîneuse professionnelle de club de niveau 1 depuis déjà 20 ans. Elle compte continuer de s’améliorer en allant chercher son grade 2 comme entraîneuse.

Dès qu’elle l’aura, elle sera en mesure d’ajouter des nouveautés à l’offre de services de son école de tennis. Celles-ci devraient être annoncées au cours des prochains mois pour attirer encore plus d’adeptes.

En plus de ses camps de tennis pour les juniors et les adultes qu’elle donne dans des gymnases de la région, dont Sorel-Tracy, Saint-Ours, Sainte-Victoire et Yamaska, elle tient des entraînements sur les plages du Mexique pendant deux mois l’hiver.

Des infrastructures déficientes

Jusqu’ici, elle a formé quelques athlètes qui font de la compétition sur la scène régionale et provinciale, dont Gabriel Cyr, Étienne Gauthier, Mikaël Arseneault, Éliane Lessard, Laurie-Pierre Mondou et Gabrielle Racine.

Toutefois, quand ils atteignent un certain niveau, l’entraîneuse doit fréquemment transférer des espoirs vers Boucherville et Drummondville pour favoriser leur développement.

« On est limité. Parce qu’on n’a pas de réel complexe sportif à Sorel-Tracy. On s’entraîne dans des gymnases. Ce qui fait en sorte que la balle ne répond pas de la même façon que dans un vrai terrain de tennis intérieur », explique-t-elle.

Elle a même fait des démarches pour attirer des investisseurs à s’intéresser à l’implantation d’un complexe du genre dans la région. « J’ai fait faire des études pour voir combien ça pourrait coûter, mais c’est sûr que ce sont de gros sous, admet Annie-Pier Jodoin. Si vous êtes capables de passer le message, peut-être que ça aiderait… »

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