9 février 2018
Il a reçu une peine de prison à perpétuité
Alain Primeau devra attendre quatre ans avant de demander une libération conditionnelle
Par: Sarah-Eve Charland

Alain Primeau (Photo: Archives)

Le meurtrier Alain Primeau devra attendre encore quatre ans avant de pouvoir demander une libération conditionnelle. Le juge André Vincent en a décidé ainsi, le 9 février, au palais de justice de Sorel-Tracy.

Alain Primeau avait été reconnu coupable de meurtre non prémédité (deuxième degré) de son frère, Richard, le 29 janvier. L’accusé a reçu une peine de prison à perpétuité immédiatement au prononcé du verdict. Le procès, qui s’est déroulé du 15 au 24 janvier, s’est tenu devant jury. Les différentes parties ont débattu sur la période nécessaire avant de pouvoir demander une libération conditionnelle.

L’accusé, âgé de 53 ans, a purgé près de sept ans de prison à ce jour. L’avocate de la Couronne, Geneviève Beaudin, avait proposé un délai de 12 ans avant de demander une libération conditionnelle. De son côté, l’avocat de la défense, Martin Latour, avait proposé de suivre la recommandation de sept jurés, soit un délai de 10 ans. Les quatre autres jurés s’étaient abstenus d’émettre des recommandations. Le juge André Vincent a tranché la poire en deux en imposant un délai de 11 ans.

« Même si je considère les recommandations des sept jurés, il me semble évident que la colère et l’impulsivité ont poussé l’accusé à commettre l’irréparable laissant dans le deuil épouse et neveu. L’usage de l’arme à feu est important. La mort brutale a été causée par une arme à feu », a mentionné le juge, le 9 février.

Le pontet, une pièce métallique servant à protéger la détente, avait été enlevé, ce qui rendait l’arme dangereuse. Il sera interdit à Alain Primeau de posséder des armes à feu à perpétuité.

Selon les éléments retenus par le tribunal, le meurtre est survenu dans une résidence à Sorel-Tracy. Alain Primeau habitait dans le sous-sol de son frère, Richard. En septembre 2011, il a appris que son frère voulait à nouveau emprunter de l’argent à son fils, présentant le syndrome de Gilles de la Tourette. À ce moment, l’accusé a pris son fusil, est monté à l’étage afin de menacer son frère. Il lui a lancé « tu es fini » avant tirer sur celui-ci.

Il avait été reconnu coupable de meurtre prémédité au terme de son premier procès en 2014, qui avait été invalidé par la Cour d’appel. Une erreur du juge dans les instructions données au jury a toutefois provoqué la tenue d’un deuxième procès.

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