11 décembre 2015
Abolition des élections scolaires : accueil mitigé dans la région
Par: Sarah-Eve Charland
Le conseil des commissaires pourraient être remplacé par un conseil scolaire composé de 17 membres. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le conseil des commissaires pourraient être remplacé par un conseil scolaire composé de 17 membres. | TC Média - Sarah-Eve Charland

Le projet de loi concernant l’abolition de élections scolaires reçoit un accueil mitigé dans la région. Les conseils des commissaires seraient remplacés par des conseils scolaires composés de membres de la Commission scolaire, de parents et de personnes de la communauté.

« Pour que le réseau scolaire soit le plus près possible des besoins des enfants, nous devons donner un rôle accru aux parents dans la gestion scolaire, à tous les paliers décisionnels, accroître la marge de manœuvre dont disposent les directions d’écoles et assurer la présence des intervenants les plus près des élèves au centre de la gouvernance locale », a déclaré le ministre Blais en conférence de presse, rapporte Radio-Canada.

Pour le président de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Denis Rajotte, le plus important est le maintien des commissions scolaires, ce pourquoi il est impliqué depuis près de 35 ans.

« Je suis ouvert aux changements. Tel que je vois le projet de loi, je ne crois pas qu’il s’agit d’une lutte de pouvoir. Ce qui me fatigue, c’est qu’on ne parle pas de réussite scolaire ou de décrochage. On s’attarde sur la structure », affirme-t-il.

Le conseil serait formé, si le projet de loi est adopté tel qu’il est présenté actuellement, de 17 membres choisis par leurs pairs, dont six parents, un enseignant, un membre du personnel des écoles, deux directeurs d’école et six personnes issues de la communauté. Le directeur général de la Commission scolaire y siégerait aussi, mais sans droit de vote.

« Les directions d’école auront plus de pouvoir. Je suis content que les parents aient le droit de vote. Ça fait longtemps que je suis prêt à donner ce droit aux parents », ajoute-t-il.

Les membres ne seraient pas rémunérés. Pour le moment, aucun échéancier n’a été dévoilé.

Quelques inquiétudes malgré tout

Même si les membres du conseil ne seront pas élus, les commissions scolaires garderont leur pouvoir de taxer. Une question qui inquiétait M. Rajotte lorsque le débat sur la pertinence des élections scolaires a été lancé.

« Ce qui est choquant pour les payeurs : ils paient mais ne seront pas représentés par des élus. Ce qui pourrait être dangereux, c’est une iniquité entre les écoles. En ce moment, on distribuait équitablement les ressources. C’est notre mission », croit-il.

La présidente du Syndicat de l’Enseignement du Bas-Richelieu, Lisette Trépanier, connait peu de détails au projet de loi. « Tout ce que je peux dire, c’est que je suis déçue qu’il y ait seulement un enseignant représenté sur le conseil. »

La Commission scolaire de Sorel-Tracy s’est abstenue de commenter. La responsable des communications, Christine Marchand, préfère attendre d’analyser tous les détails du projet de loi avant de se prononcer sur les impacts dans la région.

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