4 juin 2019
Aberration
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Les mauvaises nouvelles ont des ailes. Elles se répandent vite suscitant de mauvaises surprises. Les Amis du canal de Saint-Ours (Amis) en savent quelque chose. Eux à qui Parcs Canada a retiré il y a quelques semaines la responsabilité de gérer le service de tentes oTENTik installées aux écluses.

Pas que l’organisme reproche aux Amis une mauvaise gestion ou des irrégularités quelconque, que l’on sache. Mais Parcs Canada, qui avait lui-même confié aux Amis cette responsabilité il y a trois ans, exige désormais que les responsables cumulent trois ans d’expérience. Selon lui, les 18 mois cumulés par les Amis au cours de trois saisons estivales touristiques consécutives ne suffisent pas!

La région a dénoncé avec véhémence cette approche. La municipalité, la MRC de Pierre-De Saurel et le député Louis Plamondon ont levé le ton, mais rien n’y fit. Parcs Canada insiste : l’expérience semble primer. Pas question de permettre aux Amis de déployer la sienne cette année encore.

Ce contrat donnait à l’organisme bénévole de l’argent additionnel pour financer ses activités d’animation du site si bien déployées au fil des ans. Il réinvestissait tous ses profits d’opérateur du site à cette fin. Désormais, le détenteur du contrat, une entreprise privée, empochera plutôt ses profits d’opération du site tout en bénéficiant de l’attrait des activités des Amis sur les visiteurs et campeurs qui y viendront. Une aberration dont tous les candidats au scrutin fédéral doivent s’inquiéter et devraient traiter!

Car ces décisions prises à divers paliers de gouvernement brulent les ailes d’organismes voués au développement durable de leur milieu par la mise en valeur leur patrimoine historique, naturel et culturel.

Bien sûr, Parcs Canada reconnait l’apport important des Amis, fondé en 1998, à l’animation de leur site. Il promet de créer un partenariat plus formel avec lui. Mais cela reste à voir.

Mais j’insiste : fonder l’acceptation d’étudier une soumission de service sur le seul critère des années d’expérience dans un dossier comme celui-là semble plutôt rigide, voire dogmatique.

Renoncer à travailler avec des organismes d’un milieu démontre bien les faiblesses d’une bureaucratie qui est détachée de la survie et du développement des milieux. Surtout au sein d’un organisme voué à la protection, conservation et mise en valeur de ces milieux. Qui de mieux que leurs propres gens pour y veiller de près?

De l’excellent travail!

Le Cégep de Sorel-Tracy peut féliciter ses enseignants et conseillers pédagogiques, car leurs élèves ont passé haut la main les dernières épreuves uniformes de français du ministère.

Ils ont obtenu 87,8% plaçant l’institution dans le peloton de tête des collèges publics. Une performance qui a demandé des efforts individuels importants aux étudiants et un travail concerté de leurs accompagnateurs tout au long de ce parcours. D’autant que les jeunes qu’ils reçoivent n’ont pas toujours la préparation adéquate pour affronter le programme de français de niveau collégial.

Il y a longtemps que le collège attache une importance particulière à la qualité de la langue et à développer des stratégies qui en rendent l’apprentissage possible et réussi!

Quoi de mieux pour préparer des jeunes à mieux communiquer? Bien écrire, n’est-elle pas la meilleure façon de faire passer ses messages, de se faire comprendre et respecter?

Ce n’est pas la longueur des mots qui le garantit mais la structure et l’orthographe de ceux qu’on utilise pour exprimer aussi bien ses émotions et idées que ses convictions ou ses mises en garde. Une porte ouverte sur un meilleur avenir!

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