19 décembre 2017
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Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit un éditorial hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Premier texte produit depuis presque six mois! Un long silence forcé tant par la maladie que par la conjoncture.

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Un silence qui m’a permis de réaliser combien cette région m’est chère, elle qui m’a adoptée en 1976. Elle m’a permis de m’y intégrer aisément et a même toléré pendant des années que je commente ce qu’elle subissait, choisissait ou vivait.

En retour, je m’y suis investie sans compter les heures. J’ai écrit, comme journaliste, des milliers de textes portant sur des sujets aussi divers que son évolution politique, son développement économique, social et culturel et les gens qui en étaient les acteurs.

J’ai aussi signé, pendant plus de vingt ans, ce qu’on nommait alors des éditoriaux résultant des observations que suscitaient chez moi les décisions et gestes posés par ses décideurs, les innovations avancées par ses créatifs, les défis que voulaient relever ses intervenants, la solidarité qu’éveillaient ses animateurs.

J’y ai vu naître des initiatives inspirantes, d’autres plus chaotiques. J’y ai réalisé la beauté de ses solidarités, mais déploré la tristesse de ses égoïsmes. La lenteur de ses réactions. Le nombre d’études dont elle fut l’objet et auxquelles elle n’a pas donné suite pour différentes raisons.

J’y ai décrié le chacun pour soi de certains, l’utopisme de d’autres.

J’ai toujours tenté de le faire dans le respect des gens, le souci d’ancrer mes éditoriaux dans la réalité du milieu, ses grandeurs et ses limites. Dans la volonté non pas de dire aux lecteurs quoi penser, mais de réunir des arguments pouvant éclairer les décideurs et les citoyens dans une meilleure compréhension des enjeux rencontrés, des situations à trancher, là où s’investir ou pas.

C’est non sans émotion que j’ai accepté l’invitation que m’a faite la nouvelle administration du journal Les 2 Rives de sortir de ma jeune retraite – que je qualifie de dernier droit de ma vie – pour périodiquement rédiger un texte d’opinion.

J’ai accepté cette proposition parce que je connais fort bien la route que la région a suivie depuis 40 ans. Je sais que ses défis sont nombreux, dont certains inédits.

Je serai là, fidèle à ma manière, pour applaudir certains choix et orientations. En questionner d’autres.

Et ce, en toute humilité. Sans dénigrer personne, mais en scrutant les raisons et les valeurs sur lesquelles les décideurs disent s’appuyer.

Je le ferai à compter de février 2018.

En attendant, je nous souhaite que le temps des Fêtes soit un moment privilégié de réconciliation avec la Vie.

A+, comme m’écrivent souvent mes fils!

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