25 mai 2021
À voir!
Par: Louise Grégoire-Racicot

Forte d'une expérience de plus de 40 ans dans les médias, dont 37 au journal Les 2 Rives, Louise Grégoire-Racicot écrit une chronique hebdomadaire à propos de sujets régionaux.

Six mois avant le scrutin municipal, certains élus actuels ont déjà annoncé leur retrait. D’autres postuleront un prochain mandat. Comment choisir?

Publicité
Activer le son

À Sorel-Tracy, le maire Serge Péloquin aura au moins un opposant, Jocelyn Daneau, car Benoit Lefebvre a finalement décidé de ne pas se présenter. Et Patrick Péloquin sollicitera un autre mandat comme conseiller.

À Massueville, le retrait du maire Denis Marion laissera un grand vide à la MRC de Pierre-De Saurel aussi où il n’a jamais manqué de rappeler à ses pairs que toute décision doit favoriser le bien commun, l’équité territoriale, la solidarité et la pérennité de la région.

Déconfinement aidant, tous les candidats devraient confirmer rapidement leur choix : se lanceront-ils ou pas? Car l’été a toujours été propice aux activités d’une campagne électorale efficace.

Ainsi les électeurs trancheront, ce 7 novembre, leur destin politique. Les candidats devront, pour susciter leur appui, se présenter sous leur meilleur jour. Exposer pour les sortants le bilan final de leur mandat. Et pour tous, des idées et projets pour améliorer la qualité de vie de leur milieu et une saine administration des deniers publics.

C’est vrai que la vie politique municipale n’est pas facile. Ponctuée d’accrochages – malheureusement amplifiés par des médias sociaux peu rassurants – elle l’est peut-être parce qu’on n’a pas encore bien amorcé une démocratie participative dont plusieurs citoyens ont soif aujourd’hui, histoire de participer aussi aux avancées régionales. Travailler en ce sens, voilà bien un désir que l’on devrait déceler chez les candidats à élire.

Car une grande difficulté, c’est qu’ils sont tous élus comme indépendants. Ils se présentent seuls, faisant valoir leur propre personnalité et leur disponibilité à gérer efficacement leur municipalité. On leur délègue des pouvoirs. Ils ont le dernier mot.

C’est vrai que des citoyens siègent sur des comités consultatifs. Ou qu’ils peuvent se prononcer lors de la tenue de référendums. Mais ces derniers sont rares et portent souvent sur des décisions controversées. Alors que les citoyens devraient pouvoir réellement participer en plus grand nombre à cette vie démocratique et non pas être limités à la seule période de questions des assemblées publiques. On est encore loin d’un travail coopératif. Ce qui a souvent pour effet de nourrir un certain cynisme des citoyens face aux élus.

C’est malheureux, car la vie municipale est plus qu’affaire d’élection. Et pas que confrontation. Elle devrait plutôt être débats d’idée et coopération. Prendre des décisions sans débattre avec les citoyens est peut-être plus rapide, mais est-ce vraiment de la bonne gouvernance? Pas nécessairement. La politique municipale, c’est aussi plus que des dossiers au quotidien. C’est mettre sur pied des projets dynamiques rassembleurs. Il relève des élus d’adopter des moyens d’y arriver. À voir : qui le fera mieux?

Ainsi doit-on trouver des candidats qui sauront construire des solutions avec les gens et travailler avec les autres élus de la région pour assurer sa relance.

Chose essentielle, ils doivent aussi faire preuve d’une éthique exemplaire. On peut la mesurer notamment par la façon dont ils cherchent à obtenir le soutien des électeurs en campagne électorale. Si déjà élus, comment ont-ils gouverné? De façon responsable et transparente? Dans l’intérêt et le bien-être de tous? Surtout ne pas hésiter à les questionner sur leur approche!

Dernière remarque : la politique est encore pratiquement un monde d’hommes dans la région. Des femmes ont tenté de s’y intégrer. Avec des victoires convaincantes, oui, mais sans effets vraiment multiplicateurs depuis le temps. Peut-on croire qu’une participation plus proactive des citoyens à la vie municipale leur conviendrait mieux? C’est aussi à voir!

image