1 septembre 2017
2017, une année à oublier pour les agriculteurs
Par: Deux Rives
Les secteurs du foin de fourrage et du maïs sont particulièrement affectés. | Photo: TC Média – Stéphane Martin

Les secteurs du foin de fourrage et du maïs sont particulièrement affectés. | Photo: TC Média – Stéphane Martin

Dame Nature n’a pas été très favorable pour les agriculteurs de la région de Richelieu-Yamaska en 2017. La période de dégel s’est éternisée au printemps, en plus des pluies abondantes et de la crue des eaux dans certaines municipalités.

Par: Stéphane Martin

« Il faut s’attendre à une hausse des réclamations à l’assurance récolte, car nous sommes en bas de la moyenne dans toutes les productions. Une chance que les dernières années étaient bonnes, car ça évite que certains producteurs se retrouvent à risque. Mais si la situation perdure pour les deux ou trois prochaines années, ça pourrait devenir périlleux », commente le président du syndicat de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de Richelieu-Yamaska, Sylvain Joyal.

Les productions de maïs et de foin de fourrage sont particulièrement affectées par la météo des derniers mois.

« Il y a eu beaucoup de pluie et peu de chaleur. Les récoltes seront en retard et le rendement à la baisse. C’est la qualité du maïs qui sera affectée, car il ne se rendra pas à maturité. Les grains sont plus petits, l’épi ne se remplit pas au complet et le gel va faire mourir le plant avant d’atteindre sa maturité. Ça fait également un maïs qui est plus sujet aux toxines, aux insectes et aux champignons. Les producteurs n’ont d’autres choix que de baisser le prix de vente et doivent même en acheter ailleurs pour faire un mélange avec leur production. Ce n’est pas payant dans ce temps-là. »

M. Joyal explique également que les mauvaises récoltes ont un impact direct sur les animaux. « Si on prend le foin par exemple, ce fut difficile cette année en raison de la pluie. Il faut le couper et le laisser sécher avant de l’ensacher, mais il tombe toujours de la pluie. Si le foin n’est pas sec, il est de moindre qualité et les vaches l’aiment moins. On observe une diminution du lait par le fait même. La météo a un impact sur tout », conclut-il.

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