9 mars 2021
106 ans, en santé et vaccinée
Par: Katy Desrosiers

Simonne Bergeron, âgée de 106 ans, s’est fait vacciner au Complexe 180 le jeudi 4 mars en avant-midi. Photo Katy Desrosiers | Les 2 Rives ©

Âgée de 106 ans, Simonne Bergeron est fière d’habiter dans une maison bigénérationnelle avec sa fille Nicole et son mari. Encore très autonome, la dame qui a aussi connu la grippe espagnole, s’est fait vacciner pour la COVID-19 le jeudi 4 mars au centre de vaccination de Sorel-Tracy, devant une équipe impressionnée.

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Simonne Bergeron est née en 1914. Elle habite sa maison de Saint-Joseph-de-Sorel depuis le début des années 50 et ne se voit aucunement vivre ailleurs.

« Je suis bien chez nous. Je fais ce que je veux, à l’heure que je veux », lance-t-elle, quelques minutes après avoir reçu le vaccin.

Sa fille, Nicole Bergeron, atteste le tout.

« C’est une maison bigénérationnelle et on est ses voisins, précise-t-elle. On a un moniteur et une petite caméra. On fait des suivis auprès d’elle, mais elle a beaucoup d’autonomie considérant son âge. C’est quelqu’un qui prend soin de sa personne. On est présents pour les repas et d’autres moments, mais pour elle, demeurer dans sa maison, c’est tout à fait normal. Comme elle dit « j’ai une maison, pourquoi aller dans une résidence! » »

Lors de son passage au centre de vaccination, Mme Bergeron a provoqué bien des sourires masqués. Le député Jean-Bernard Émond était même sur place pour la saluer. Il s’est dit privilégié d’avoir pu échanger un bref moment avec cette femme extraordinaire.

La centenaire, qui se fait vacciner souvent pour la grippe, n’avait aucun problème à se faire vacciner cette fois également.

« Je n’ai pas peur. Je suis habituée d’avoir des piqûres », laisse-t-elle tomber.

Un bon moral

Malgré le confinement des derniers mois et le fait qu’elle ne peut plus voir sa famille, Simonne Bergeron garde le moral.

« J’ai un bon moral. Tout est correct. Elle [sa fille] n’est pas loin. Sa chambre et ma chambre, c’est juste un mur. J’ai juste à cogner », raconte-t-elle.

Sa fille explique toutefois qu’avec la COVID-19, il a été plus difficile pour sa mère de comprendre que la famille ne pouvait pas venir la voir comme avant et que les restaurants ne sont pas accessibles.

« Elle fait souvent la relation avec la grippe espagnole, parce qu’elle avait 4 ans et se souvient un peu des effets de ça. C’est de comprendre que c’est un peu comme la grippe espagnole et qu’il faut se protéger. Elle est bien convenue du deux mètres de distance et de se laver les mains », mentionne Nicole Bergeron.

Questionnée à savoir si elle avait hâte de revoir sa famille, Simonne Bergeron reste sereine. « Là, je n’ai pas le droit? Ah ben coudonc, quand j’aurai le droit j’irai, ils viendront », mentionne-t-elle.

Pour garder le contact, sa fille organise des conférences Zoom.

« Ça lui fait bien des choses à expérimenter au courant de sa vie. Elle est partie du temps où il y avait des lampes à l’huile et aujourd’hui, on est rendus qu’on fait des Facetime. Avec la famille, c’est ce qu’on a fait dans le temps des Fêtes et pour elle, c’est toujours étonnant qu’on en soit rendus là », avoue-t-elle.

Nicole Bergeron se réjouit aussi que sa mère ait relativement une bonne santé malgré le temps qui passe. Avec la pandémie, son mari et elle sont bien heureux qu’elle ait une bonne condition de vie dans sa maison. Le confinement leur a permis d’être encore plus présents pour elle. Son frère les a aussi aidés à l’occasion.

« C’est mon ange gardien. Avec son mari », conclut la centenaire.

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