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« Ç’aurait pu aller d’un côté comme de l’autre » – Christian Deschênes

Retour sur la série demi-finale dans la LNAH


Publié le 26 avril 2017

L'avantage numérique des Éperviers a fait défaut en séries éliminatoires, selon Christian Deschênes.

©Photo: TC Média - Archives/Pascal Cournoyer

Le directeur général et désormais ex-joueur des Éperviers de Sorel-Tracy, Christian Deschênes, aurait bien aimé ramener la Coupe Vertdure à Sorel-Tracy en 2017. Il s'est entretenu avec le journal à propos de la dernière série et de ses aspirations en tant que dirigeant de la formation soreloise.

Ses coéquipiers et lui étaient presque parvenus à soulever le précieux trophée en 2016. Ils avaient cependant perdu le septième match de la série finale contre le 3L de Rivière-du-Loup. Cette année, les Sorelois se sont inclinés en demi-finale en six matchs contre l’Assurancia de Thetford Mines.

« Dans une demi-finale chaudement disputée comme celle qu'on a connue cette année, on se dit au moins que ç’aurait pu aller d'un côté comme de l'autre. C'est moins fâchant dans ce temps-là », avoue Christian Deschênes.

Plusieurs raisons peuvent justifier la défaite hâtive des Sorelois du calendrier de fin de saison: l'avantage numérique anémique, les nombreuses blessures et les punitions, a soulevé le directeur général. L'arbitrage a suscité d'intenses réactions au Colisée Cardin lors de la dernière rencontre locale. Le numéro 8 faisait partie de ceux qui ont laissé parler leur colère.

« Oui, j'étais fâché, mais les punitions, d'un côté comme de l'autre, ne te garantissent pas que tu vas gagner, admet-il. Le manque de constance [des arbitres] fait en sorte qu'il est difficile de savoir comment les matchs vont être dirigés. »

Pour ce qui est de la sixième et ultime partie disputée au Centre Mario Gosselin, le dirigeant croit que les Éperviers avaient bien réussi à mettre de la pression sur l'Assurancia en marquant le premier but. Thetford Mines avait toutefois répliqué peu de temps après. Ce but avait donné aux Thetfordois l'énergie nécessaire pour se diriger vers une victoire de 5 à 1 et ainsi éliminer les Éperviers.

Changement derrière le banc

Avec un possible vide derrière le banc des Éperviers l'an prochain, Christian Deschênes ne ferme pas la porte à effectuer ses débuts en tant qu'entraîneur-chef.

« Je veux d'abord me concentrer sur mes fonctions de dirigeant et voir quelle direction la ligue va prendre lors des réunions de la fin du mois de mai, éclaircit-il, effleurant la possibilité que le calendrier passe de 40 à 36 rencontres dès l'an prochain. Par la suite, ce sera une décision à prendre en famille », poursuit-il.

Christian Deschênes désire, entre autres, passer plus de temps avec sa femme et ses enfants. Les fonctions d'entraîneur-chef exigeraient un remodelage de son emploi du temps et de ses priorités, ce à quoi il veut réfléchir avant de prendre une décision.

Mouvements estivaux

Avant de procéder à du mouvement de personnel durant la saison morte, M. Deschênes attend de voir si certains joueurs, dont les droits appartiennent aux Éperviers, signeront de nouveaux contrats chez les professionnels, en Amérique ou en Europe. Il mentionne par contre qu'un changement dans la base de son groupe de joueurs serait à prévoir.