Collection Denis St-Martin: chronique sur révérend père Paul Le Jeune

Publié le 28 mars 2017

Paul Le Jeune, né en 1591 et mort en 1664 à Paris, fut le premier rédacteur des Relations des Jésuites, dont la lecture en France suscita de nombreux départs pour la Nouvelle-France. Cette gravure en creux, aux dimensions de 1,5 x 26,5 cm, a été imprimée en 1665 par René Lochon.

©Photo: Germain Martin

Dans le cadre des fêtes du 375e anniversaire de Sorel-Tracy, le collectionneur Denis St-Martin présente, chaque dernier mardi du mois et tout au long de l’année 2017, une série de douze petites chroniques historiques reliées à l’histoire de Saurel et tirées de livres, de manuscrits, de cartes d’époque, tous des originaux de sa Collection. Voici la troisième à propos du révérend père Paul Le Jeune de la compagnie de Jésus.

Le révérend père Paul Le Jeune de la compagnie de Jésus

Ce jésuite arrive à Québec en juillet 1632 et en trois ans, il acquiert la maîtrise de la langue montagnaise et rédige un catéchisme. Il a la charge de supérieur des jésuites jusqu’en 1639. Par la suite redevenu simple missionnaire, il collabore à la fondation de Trois-Rivières en 1634.

Afin d’obtenir du secours contre les Iroquois, il est délégué en France en 1641, pour entreprendre des démarches en ce sens auprès des instances françaises. Voici ce qui est écrit sous sa photo, erreurs incluses :

Ses représentations lui permettent d’obtenir une somme de dix mille écus et des ouvriers «pour fortifier le pays» de la part du principal ministre du Roy Louis XIII, Armand Jean du Plessis, cardinal –duc de Richelieu. Bien que cette aide soit insuffisante, cela n’empêche pas le gouverneur de la Nouvelle-France, Charles Huault de Montmagny, d’agir promptement… Informé des dessins du cardinal de Richelieu, le gouverneur s’empresse d’aller à la rivière des Iroquois, (remarquer vne place fort propre pour bastir vne Forteresse qui commande l’embouchure de ce fleuuve, par où il se gorge dans la grande riuiere de Sainct Laurens). La construction débute le 13 août 1642 et dès le 20 août, le fort est attaqué par près de 300 Iroquois, que la troupe française réussit à faire retraiter.