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Un prédateur sexuel pourrait écoper d’un an de prison


Publié le 1 septembre 2017

Denis Thibault, lors de sa comparution du 29 mars 2017, dans un corridor du palais de justice de Sorel-Tracy.

©TC Média – Jonathan Tremblay

Denis Thibault, 61 ans, n’a pas pris le chemin des cellules le 1er septembre même si les avocats avaient déposé une suggestion commune d’un an de prison à la juge Louise Leduc.

Cette dernière a plutôt ordonné que son agente de probation évalue les capacités intellectuelles de l’accusé avant de prononcer sa sentence. Elle souhaitait ainsi connaître un peu plus de détails sur son état mental.

« Je tente d’avoir le plus d’informations possible pour rendre la sentence qui s’applique bien à vous », a déclaré la juge Leduc à l’accusé, après une longue réflexion. Elle lui a aussi demandé de prendre bien conscience qu’il avait un problème.

Denis Thibault a plaidé coupable à trois des quatre chefs d’accusation qui pesaient contre lui le 29 mars dernier. Il a reconnu s’être livré à des attouchements sexuels, avoir commis des agressions sexuelles ainsi que des voies de fait sur des enfants de moins de 16 ans.

Selon les arguments de la Couronne, l’accusé représente un danger pour les victimes étant donné qu’il ne reconnait pas qu’il a un problème. En plus de la peine d’un an, il a demandé une probation de trois ans et d’enregistrer M. Thibault sur le registre des délinquants sexuels.

Dans la salle de Cour, l’accusé semblait confus. Il a demandé à la juge d’être évalué en psychiatrie plutôt que d’aller en prison.

Il sera de retour au palais de justice de Sorel-Tracy le 10 novembre prochain.