Stéphane Viens demeure détenu


Publié le 6 février 2017

Stéphane Viens lors de sa sortie du palais de justice de Sorel-Tracy, le 2 février 2017.

©TC Média - Jonathan Tremblay

L'accusé dans le dossier de vol qualifié et d'incendie criminel du 31 janvier à Sorel-Tracy, Stéphane Viens, demeurera détenu jusqu'à la fin des procédures judiciaires le concernant.

C'est ce qu'a confirmé le juge Denys Noël lors de sa comparution pour son enquête sur remise en liberté, le 6 février. M. Viens a été arrêté le 1er février.

Le juge n'a pratiquement pas voulu entendre les arguments de l'avocat de la défense, Me Christian Crevier. Ce dernier voulait envoyer M. Viens en thérapie, mais M. Noël a jugé que ce cas n'était pas cautionnable.

« Monsieur a commis neuf vols et a eu 24 bris de conditions entre 1987 et 2016, a dit le juge Noël. […] La probabilité de condamnation est extrêmement élevée. Considérant qu'il présente un fort risque de récidive, on ne peut pas le laisser ainsi en société. »

La défense a fait valoir qu'il serait préférable que M. Viens soit bien outillé à revenir en société si jamais il avait une sentence à purger en prison.

Une évaluation faite par un agent de liaison du centre de dépendances a confirmé que M. Viens présente un problème d'alcool et de drogue et qu'il était admissible à aller en thérapie dans leur centre. La conjointe de M. Viens a aussi appuyé la démarche de l'envoyer en thérapie.

Celle-ci a d'ailleurs avoué à l'avocate de la Couronne, Me Marie-Josée Bergeron, que l'accusé lui avait confié avoir fait quelque chose le soir du 31 janvier. Elle mentionne toutefois ne pas se souvenir de quoi il s'agissait.

La poursuite également détient des preuves vidéo et du matériel incriminant l'accusé. Elle a notamment confirmé que l'incendie criminel dans le VR ainsi que le vol qualifié étaient reliés.  M. Viens a aussi fait des aveux lors de son arrestation, expliquant qu'il avait conduit le véhicule et non commis le vol.

D'autres arrestations pourraient avoir lieu dans ce dossier.

M. Viens comparaitra de nouveau devant le tribunal le vendredi 10 février. Il ne peut pas entrer en communication avec les témoins, la commis et le présumé complice.

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