Trente jours de prison pour des attouchements sur une femme déficiente


Publié le 15 février 2017

Un homme de Varennes purgera 30 jours de prison de façon discontinue.

Un homme de Varennes purgera une peine de 30 jours de prison, de façon discontinue, pour avoir touché sexuellement sa belle-fille ayant une déficience intellectuelle.

Il a reconnu sa culpabilité devant le juge Denys Noël, le 15 février, au palais de justice de Sorel-Tracy. Ce dernier a imposé une peine se situant entre les deux propositions soumis par les avocats.

L’avocate de la Couronne, Marie-Josée Bergeron, a suggéré une peine de six mois de prison. « Il s’agit d’un crime dans le domicile de la victime. Il profite de la vulnérabilité de la jeune femme par vengeance. Il l’a complimentée, touché les fesses et a invité à des rapports sexuels. »

De son côté, l’avocat de la défense, Valérie Lamadeleine, a soumis une suggestion d’une peine dans la communauté étant donné que l’accusé a déjà purgé cinq jours de détention préventive. « On parle d’un événement unique, deux phrases, d’un bec et d’un toucher aux fesses. J’ai de la misère à penser qu’il s’agit d’un cas de détention ferme. »

Le juge a finalement tranché. « Une peine de six mois est un peu excessive. J’ai de la difficulté avec la peine dans la communauté. Ça ne représente pas l’effet persuasif qu’on recherche. Les séquelles sont plus importantes qu’on aurait pu prévoir. La persuasion du public doit primer », a-t-il conclu.