L’âge adulte, un scénario signé Guillaume Lambert sur Tou.tv

Une série web


Publié le 20 mars 2017

Mickaël Gouin, Sarah-Anne Parent et Guillaume Lambert sur le plateau de L’Âge adulte,une série réalisée par François Jaros.

©Photo:Gracieuseté - Maude Soulières

Guillaume Lambert est aux anges. Le lancement , le 14 mars, sur Tou.tv de « L’Âge adulte », une série web qu’il a scénarisée et dans laquelle il joue, a créé tout un « buzz » tant auprès du public que chez les critiques.

La série compte 10 émissions de huit minutes. Quatre-vingts minutes déjà tournées qui  racontent une histoire de son cru. Elle se déroule sur neuf mois.

C’est exactement ce que j’avais imaginé. Guillaume Lambert

C’est l’histoire d’un jeune homme, Alex, qui lors d’un entraînement de football subit une commotion cérébrale à la suite d’un placage par son ami Max. Il sombre dans un coma. Sa fiancée Amélie, son frère Tom, sa sœur Lucille-Maude et son père Léonard sont sous le choc. Alex sort du coma quelques jours plus tard. Quelque chose a changé, résume le scénariste.

On pourrait penser que l’histoire qui se déroule sur neuf mois est humoristique, note-t-il.

« C’est plutôt une comédie réaliste. Un show qui traite de l’identité. L’histoire met en scène un jeune homme « parfait » aux yeux de tous: hétéro, blanc, carriériste. Du jour au lendemain, il remet tout en question: son mariage, son emploi, sa vie, son orientation sexuelle. Et simplement, il s’affranchit de ses doutes pour devenir qui il est vraiment, indépendamment du jugement des autres. »

La série a demandé 12 jours de tournage pour 80 minutes d’émission. Le temps d’un long métrage, note-t-il.

Toute une aventure

« C’est une belle aventure », dit Guillaume Lambert. Une aventure vécue avec François Jaros, le réalisateur avec qui il avait fait « Toutes des connes ». Ce court métrage qui leur a mérité des prix et qui avait été présenté au Sundance film festival.

« Une aventure tournée sans filet dont je suis très content du résultat. François comprend parfaitement mon univers. La série comporte 225 scènes de 25 secondes. C’est exactement le scénario que j’avais imaginé à la virgule près. »

Le projet a été présenté en décembre 2015 à Radio-Canada. « Quinze mois plus tard, il est en ligne avec des comédiens et une équipe que je ne connaissais pas et qui ont très bien épousé ma vision des choses », poursuit-il.

Tournage d’un premier long métrage

En même temps, il a terminé le tournage de son premier long métrage. Il a scénarisé, réalisé et joué dans ce film.

« Il y a dix ans que j’ai amorcé ma carrière. Tout s’est construit, brique par brique. Rien n’est acquis, je le sais. Cela s’ajoute à Like-moi qui a nécessité trois mois de  travail à plein temps et exige un véritable apprentissage des textes. Mais c’est plus fort que moi. On a du plaisir à y jouer. »

Mais son esprit créateur appartient d’abord au cinéma indépendant, ses premières amours, conclut-il.