La passion de Walter Boudreau à l’honneur dans un court métrage

Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle

Julie Lambert julie.lambert@tc.tc
Publié le 8 juin 2015

Le chef d’orchestre et compositeur originaire de Sorel-Tracy Walter Boudreau est un des lauréats des prix du Gouverneur général des arts du spectacle.

©Photo : Gracieuseté - Frédéric Nivoix et Andréa Cloutier

La carrière du compositeur et chef d’orchestre originaire de Sorel-Tracy Walter Boudreau a été soulignée, le 28 mai dernier, alors qu’il a reçu un prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle.

L’Office national du film (ONF) a tenu à rendre hommage aux sept récipiendaires des prix du Gouverneur général pour les arts et spectacles 2015 en diffusant depuis le 30 mai, des courts métrages où ils sont à l’honneur.

L’homme de 67 ans a gagné le prix de la réalisation artistique (Musique classique). Intitulé Les exploits radicaux de Walter Boudreau, le court métrage a été réalisé par Matthew Rankin et produit par René Chénier.

Le film était un hommage au visionnaire et au compositeur d’avant-garde. On y parle de sa vie, de son œuvre, de ses frasques et de sa curiosité artistique jouant entre le documentaire biographique ainsi qu’une hallucination abstraite.

« J’avais déjà travaillé avec René et Matthew est un brillant réalisateur. Le courant passait assez bien entre nous. Nous avons décidé de faire quelque chose de spécial. Cela montre tout ce que je suis, donc il fallait aussi que ce soit loufoque », souligne M. Boudreau en entrevue.

Se poser des questions

Dans le court métrage, on peut l’entendre dire : « Je suis un artiste de l’avant-garde […]. Je suis un des premiers qui va dans des régions musicales où peu de gens sont allés auparavant. »

Le compositeur-interprète mentionne que toute sa vie, il a lutté contre l’inertie et les gens qui disaient que rien ne peut changer.

« On ne peut que très bien parler de ce que l’on connait. Les artistes veulent autre chose de la vie. Ils ont la capacité de se poser des questions et de proposer de magnifiques solutions. Chaque fois que je peux, je dénonce ce fait à ma manière », explique-t-il.

Une fierté de plus

Son prix s’ajoute à une longue liste de distinctions notamment le prix Opus du «Compositeur de l’année» au Québec (1998), le Prix Molson du Conseil des arts du Canada (2003) et le Prix Denise-Pelletier (Prix du Québec) pour les arts de la scène (2004). Il a été nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec et membre de l’Ordre du Canada en 2013.

« Je ne m’en attendais pas. C’est une belle surprise. Avec cette reconnaissance, je ne peux pas aller plus haut sans pencher à gauche, blague M. Boudreau. C’est spécial d’être reconnu par d’autres instances. Je fais tout ça par plaisir depuis mes 17 ans. »

Toujours très actif, l’artiste mentionne avoir encore des projets pour une cinquantaine d’années. Plusieurs sont en route, dont des compositions et des enregistrements. « Je me compare à quelqu’un sur l’océan qui voit la ligne d’horizon. Elle recule toujours et on n’y arrive jamais », conclut-il.

<Pour voir la vidéo produite par l’ONF : www.onf.ca/film/exploits_radicaux_de_walter_boudreau.