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Une entente de principe conclue avec les cols bleus

Négociations avec la Ville de Sorel-Tracy


Publié le 11 août 2017

Une trentaine d’employés avec des pancartes ont manifesté pour que leur convention collective soit signée plus rapidement le 7 août.

©Photos: TC Media - Julie Lambert

Les employés municipaux ont voté à 83% en faveur d’une offre finale de la Ville de Sorel-Tracy, hier soir, dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.

Les représentants syndicaux ont rencontré la partie patronale le 9 août et la Ville a déposé une offre finale à ses employés. Les syndiqués se sont rencontrés à 16h30 et 20h, le 10 août, pour voter en faveur ou non de l’offre.
Une cinquantaine de cols bleus étaient présents au local de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), situé sur la route Marie-Victorin. Ils ont voté à 83,3% pour la nouvelle convention collective de cinq ans, soit jusqu’en 2022.
Parmi les gains obtenus, on compte une hausse salariale de 2% chaque année en 2017 et 2018 ainsi qu’entre 1 et 2,75% les années suivantes. Le président des employés, François Martin, s’est réjoui que le dossier se soit terminé sur cette bonne note.
« On est très satisfait. On voulait 3% chaque année, mais l’employeur ne voulait pas aller plus loin. On est allé chercher plus que ce que proposait la première offre. On a presque tout obtenu ce que nous avons voulu et même plus et ce, sans dépasser la capacité de payer de la Ville et des citoyens. On a eu de grosses discussions avant d’en arriver à une entente », souligne-t-il.
Le syndicat est aussi parvenu à négocier des primes pour les gens qui travaillent les fins de semaine, le soir et qui sont de garde. En tout, les cols bleus regroupent 75 employés réguliers et une quarantaine à temps partiel (temporaires, étudiants et préposés).

Des objectifs atteints

Le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, était également heureux du dénouement des négociations avec ses cols bleus. Cette entente de principe met fin au renouvellement des conventions collectives de tous ses employés.
Pendant toutes les étapes de la négociation, chacun des parties état conscient des limites et les discussions ont toujours été faites dans le respect, assure le maire Péloquin.
« Nous avions fixé nos objectifs d’entrée de jeu. On leur a dit : "C’est ça qu’on a", raconte M. Péloquin. C’est ça qu’on a travaillé et discuté pour proposer différents scénarios. On s’est vite entendu. On a toujours dit que nous étions capables de nous entendre. Je suis content. Maintenant, nous allons pouvoir continuer de travailler et faire avancer les projets de la Ville. »

Moyens de pression écartés
Les négociations se déroulaient depuis plusieurs mois. Les employés ont manifesté à deux reprises, le 4 juillet et le 7 août.
Si la proposition de la Ville de Sorel-Tracy avait été rejetée, le syndicat aurait pu utiliser les cinq jours de grève que les employés ont voté à 84% le 31 juillet dernier. La prochaine étape pour que l’entente de principe soit signée est son adoption par le conseil municipal. Ce dernier prendra sa décision lors de la prochaine assemblée publique du 21 août.

On n’a rien perdu de nos acquis. Sur toute la ligne, nous avons été gagnants.

François Martin