Le cancer du poumon est le plus diagnostiqué dans la région


Publié le 14 avril 2017

La cancer du poumon est relié à 85% du temps au tabagsime.

©depositphotos.com

Le cancer du poumon demeure le type de cancer le plus diagnostiqué dans la région. Ces statistiques sont inquiétantes selon les spécialistes de la santé puisque ce type de cancer est toujours détecté trop tard.

Bien que les dernières statistiques de la Direction de la santé publique remontent à 2011, l’oncologue à l’Hôtel-Dieu de Sorel, Mylène Côté assure que la situation n’a pas changé. On constate que 18% des cancers diagnostiqués touchent le poumon dans la MRC Pierre-De Saurel.

« Les données ne sont pas faites pour déterminer une cause, mais nous savons que près de 85% de ces cancers sont liés au tabagisme. La meilleure prévention est d’arrêter de fumer », affirme la docteure et la directrice de santé publique de la Montérégie, Julie Loslier.

Les trois autres cancers les plus diagnostiqués dans la région sont les cancers colorectaux (15%), de la prostate (12%) et du sein (11%).

« On arrive à ces conclusions en combinant les hommes et les femmes. Quand on s’attarde aux statistiques par sexe, cela change. Chez les hommes, ce sont les cancers de la prostate (21%). Chez les femmes, ce sont les cancers du sein (24%) », précise la Dre Loslier.

Des diagnostics précoces ou tardifs

Les cancers colorectaux, de la prostate et du sein figurent parmi les plus diagnostiqués puisque les examens de dépistage sont plus accessibles à la population, croit la Dre Côté.

« On détecte plus de cas très tôt. Les personnes ont de très bonnes chances d’en guérir. Les examens de dépistage sont plus accessibles et peu risqués », croit-elle.

D’un autre côté, la situation est inversée concernant le dépistage du cancer du poumon.

« Le cancer du poumon est insidieux. On le détecte tard puisque les symptômes tardent à apparaître. Quand on détecte les symptômes, le cancer est déjà répandu », explique l’oncologue.

L’un des raisons pour lesquelles il est difficile de détecter ce type de cancer est le manque d’outils dans les hôpitaux. « Nous n’avons pas les moyens de le dépister à grande échelle. […] Il y a probablement plus de cas qu’on en connait. »

Cet état de fait entraîne une diminution des possibilités de survie au cancer du poumon. Elle estime qu’entre 25% et 30% des patients survivent à ce type de cancer.