Sorel-Tracy se retire de la Chambre de commerce

Incapable d’accepter les décisions du directeur général, le maire Saint-Ours


Publié le 8 février 2017

Le maire Serge Péloquin a annoncé le retrait de la Ville de la Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy.

©Photo: TC Média- Archives

La Ville de Sorel-Tracy se retire de la Chambre de commerce et d’industrie. Le maire Serge Péloquin se dit incapable d’oublier le malaise que causent certaines décisions prises par le directeur général de l’organisme, Sylvain Dupuis, en tant que maire de Saint-Ours.

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« La Chambre de commerce doit être au service du développement de la région de Sorel-Tracy. Pourtant comme maire, M. Dupuis prend des décisions qui vont à l’encontre des intérêts de la Ville », explique M. Péloquin.

Il cite les cas de l’offre de service de sécurité incendie faite à la municipalité de Sainte-Victoire-de-Sorel déjà desservie par Sorel-Tracy. Il parle du choix de Saint-Ours de regrouper son Office municipal d’habitation avec Saint-Antoine, Contrecœur et Saint-Denis plutôt qu’avec Sorel-Tracy.

« Ce faisant, M. Dupuis risque d’être en conflit d’intérêts. Ce pourquoi, à l’occasion d’une rencontre avec le conseil d’administration de la Chambre, nous avons demandé qu'elle réfléchisse à ce sujet. La Ville ne sent pas que ses intérêts sont bien défendus par la Chambre. »

Selon M. Péloquin, la Chambre lance des messages négatifs sur la région, le pessimisme de ses entrepreneurs. Et ce, malgré qu’il ait su démontrer que plus de 180 M$ ont été investis au fil des dernières années dans la région. « La Chambre de commerce dénigre, par des jeux de coulisses, nos projets porteurs. »

La Ville a demandé au c.a. de renoncer à tout cela, de réfléchir sur la situation conflictuelle de son directeur général. « Il y a là un litige majeur qu’il doit regarder, mais il ne le voit pas. Notre message a été mal entendu », déplore M. Péloquin.

La tension dure depuis un bon moment, admet-il.

Il assure que la Ville travaille au développement économique de son milieu, y compris le secteur commercial.

« Je rencontre régulièrement des gens qui désirent investir ici et le font. C’est vrai que le secteur commercial est plus lent à progresser, mais cela n’est pas propre à la région. »

La Chambre parle beaucoup d’un agent commercial à embaucher, poursuit-il. « Mais cela est une solution des années 70 pour des problèmes d’aujourd’hui. Il faut plutôt adopter des solutions d’aujourd’hui. »

La Ville fait des efforts en ce sens, avance-t-il. Que ce soit par son plan particulier d’urbanisme, les investissements faits au centre-ville qui auront des retombées intéressantes sur la vie commerciale, l’ouverture du marché Richelieu, la correction de la rue Augusta.

« Pendant ce temps, la Chambre travaille sur la survie du Théâtre du Chenal-du-Moine, une offre touristique et culturelle qui ne marche pas autant qu’avant! »

Il faut que tous réfléchissent à cette situation et trouvent les moyens de la redresser, termine-t-il.