Un conseiller désapprouve le retrait de la Ville à la Chambre de commerce


Publié le 15 février 2017

Le conseiller municipal Patrick Péloquin

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« La décision de retirer la Ville de la Chambre de commerce de Sorel-Tracy n’est pas unanime », tient à déclarer publiquement le conseiller municipal de la Ville de Sorel-Tracy, Patrick Péloquin.

Le maire Serge Péloquin a annoncé ce retrait le 8 février. Le sujet a été discuté avec les élus le 13 février, explique Patrick Péloquin.

Ce dernier s’est opposé à cette décision. Puisque les élus n’ont pas besoin de voter une résolution lorsqu’il s’agit de ne pas renouveler une adhésion à un organisme, il tenait à faire part de sa position publiquement.

« Ça aurait sombré dans l’oubli. Je ne voulais pas que la Chambre reçoive cette décision comme une unanimité », affirme M. Péloquin.

Selon lui, la décision de la Ville n’est pas l’approche à adopter pour atténuer les tensions avec l’organisme.

« On ne peut pas jouer le rôle de l’absentéisme quand il y a une situation qui nous déplaît. Ce n’est pas l’approche qu’on doit adopter lorsqu’on veut démontrer du leadership. C’est par le dialogue qu’on construit des relations saines. Ce n’est pas en claquant la porte », poursuit-il.

Le conseiller souhaite que les relations entre Sorel-Tracy et la Chambre de commerce s’améliorent.

« Je l’espère, mais je ne suis qu’un simple conseiller. Je n’ai pas le pouvoir de revenir sur cette décision. Les élus et la Chambre de commerce doivent pouvoir s’entendre pour avoir une stratégie commune du développement économique. »

La Ville de Sorel-Tracy a pris cette décision au moment où le maire Serge Péloquin s’est dit incapable d’oublier le malaise que causent certaines décisions prises par le directeur général de l’organisme, Sylvain Dupuis, en tant que maire de Saint-Ours. Le maire cite en exemple les démarches du service de sécurité incendie afin de proposer une offre à la municipalité de Sainte-Victoire-de-Sorel déjà desservie par Sorel-Tracy.

« Les entrepreneurs ont choisi ces dirigeants. On doit respecter ce choix », conclut-il.