Sylvain Rochon commente sa nomination de leader adjoint du PQ

En cinq questions

Louise Grégoire-Racicot louise.gregoire-racicot@tc.tc
Publié le 17 octobre 2016

Sylvain Rochon entouré de l’équipe avec laquelle il sera appelé à travailler de près, à la suite de sa nomination, par le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, comme leader adjoint du parti.

©Photo: gracieuseté

Le député Sylvain Rochon a été nommé le 14 octobre dernier, leader parlementaire adjoint en plus d’être le porte-parole de son parti en matière d’Énergie et Ressources naturelles ainsi que dans le Projet de loi 53 sur les décrets de convention collective

Son nouveau chef, Jean-François Lisée a rappelé « qu’élu en 2014, Sylvain Rochon s'est rapidement imposé par sa forte sensibilité sociale-démocrate et sa capacité de travail. »

1. Vous avez été surpris par cette nomination?

Oui, je ne m’y attendais pas. J’ai rencontré M. Lisée mercredi dernier et nous avons échangé pendant 45 minutes sans qu’il me dise quoi que ce soit à ce sujet. Même si je ne l’ai pas appuyé à la course au leadership, je crois qu’il voulait une équipe rapprochée qui serait équilibrée.

2. En quoi consiste ce rôle de leader adjoint?

J’intègre, par cette nomination, le groupe des officiers du parti - avec le chef de l’opposition officielle (Jean-Francois Lisée), le leader parlementaire (Pascal Bérubé), le Whip Carole Poirier et le président du caucus, Maka Kotto. Le groupe qui détermine la stratégie du parti sur les différents dossiers. Ce qui me plaît, c’est que notre parti ne se contentera pas de jouer le rôle traditionnel de parti d’opposition. Nous mettrons aussi de l’avant les solutions que nous préconisons pour développer le Québec tout en combattant le programme d’austérité des libéraux. Nous pourrons ainsi démontrer ce qu’un gouvernement péquiste offrira en 2018. Je devrai rencontrer mes collègues officiers tous les jours pendant 45 minutes afin de déterminer quelles priorités nous guideront.

3. Pourquoi croyez-vous que M. Lisée vous fait confiance?

J’ai assumé plusieurs responsabilités depuis mon élection et abordé plusieurs sujets (intimidation, conditions de vie des personnes hébergées en CHSLD, lutte contre les frais accessoires en santé, contre la limite à la liberté d’expression, les projets de loi 70, 106 et 110. J’ai sollicité un mandat d’initiative sur la hausse du salaire minimum, siégeant à diverses commissions parlementaires. Sans compter que pendant dix ans, j’ai travaillé avec deux députés ministres ou dans l’opposition.

4. Quelle priorité vous guidera dans ce rôle?

La même qui anime tout député issu d’une région: mettre en lumière, tant par mes propositions que mes questions, l’importance de la gouvernance locale qui a été fortement agressée par le gouvernement Couillard. Ici, par exemple, on a perdu tant le pouvoir de décision en matière de santé que de développement économique alors que j’estime que le Québec dépend du dynamisme de ses régions. Il faut redonner aux régions les moyens de leur développement.

Votre nomination, une bonne nouvelle pour la région?

Certainement. Car je suis aussi porte-parole de l’opposition en matière d’énergie et ressources naturelles. Mon vis-à-vis, le ministre Pierre Arcand, est responsable d’Hydro-Québec qui doit se lancer dans la rénovation de ses turbines. On sait que l’énergie est un axe important de notre développement économique avec la présence de GE, de Fabspec et d’autres PME qui ont une expertise importante et efficace. Il me permettra d’être encore mieux la voix de Richelieu à Québec.