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Les employés se font entendre

Ville de Sorel-Tracy


Publié le 7 août 2017

Les employés municipaux de la Ville de Sorel-Tracy ont manifesté devant l'hôtel de ville, en matinée le 7 août, pour déplorer la lenteur des négociations de leur nouvelle convention collective.

Une trentaine d'employés se trouvaient sur les lieux avec des pancartes arborant des slogans sur le même thème, soit le retour de vacances du maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin.
Ils ont profité de leur pause matinale pour aller s'installer face à l'hôtel de ville avec de la musique et quelques voitures municipales. Plusieurs passants ont klaxonné en soutien aux syndiqués lors du passage du journal Les 2Rives.

Une question d’argent

Selon le président du syndicat des employés de la Ville de Sorel-Tracy, François Martin, les négociations achoppent sur la question salariale depuis plusieurs mois.
« Tout le long des négociations, on a beaucoup avancé sur différents points sauf sur ce plan-là. L’employeur a ses principes à lui », affirme-t-il.
Le maire Serge Péloquin voit d’un bon œil les manifestations des employés municipaux puisqu’elles ont toujours été réalisées dans le respect, estime-t-il.
« On dirait qu’ils sont venus me souhaiter un bon retour de vacances. La manifestation s’est faite de manière très respectueuse et de façon très sympathique. Les employés sont venus sur leur temps de pauses. »

Moyens de pression

Le 31 juillet, les syndiqués ont voté à 84% en faveur de l'utilisation de cinq journées de grève. Une première manifestation a eu lieu le 4 juillet à l'ancienne mairie de Tracy, située au 3025 boulevard de Tracy.
Sans vouloir divulguer la stratégie du syndicat, d’autres actions sont prévues si les négociations avec la Ville ne sont pas réglées, souligne M. Martin.
« On va faire nos revendications. Si cela bloque, nous allons monter nos moyens de pression. On ne sait pas encore si on va utiliser nos jours de grève. Tout va venir par étape et en escaladant les moyens de pression », explique le président.
Le conseiller syndical du secteur, Jacques Tricot, rappelle que la date limite est dans plusieurs semaines, avant les prochaines élections municipales.
« Selon la loi, il faut que cela se fasse quelque part en septembre. Sinon, il faudrait utiliser un médiateur. Des négociations sont prévues avec la Ville mercredi. On espère que cela va avancer. »
Le maire Péloquin croit encore de son côté qu’une entente est sur le point de se conclure.
En octobre 2016, la Ville avait adopté une résolution, applaudie par les représentants syndicaux, pour ne pas appliquer le projet de loi 110. Cette loi donnait plein pouvoir aux villes lors des négociations avec leurs employés.
« Nos rencontres avancent bien et nous nous sommes entendus pour en pas étaler les négociations sur la place publique. Nous avons réussi à nous entendre avec tous nos syndicats. On ne voit pas pourquoi on ne s’entendrait pas avec nos cols bleus », conclut-il.

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