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Son terrain utilisé pour abandonner des animaux

Publié le 22 août 2017

Danielle Levac recueille chaque année des dizaines de chats abandonnés sur son terrain.

©TC Média – Stéphane Martin

Une résidente du rang Picoudi à Saint-Robert n’en peut plus de recueillir les animaux abandonnés sur son terrain. Danielle Levac dit aimer les chats, mais la situation l’exaspère au plus haut point.

Plus de 25 félins ont déjà été répertoriés sur le terrain de Danielle Levac à Saint-Robert.
Photo: gracieuseté

Par: Stéphane Martin

La dame qui habite la municipalité depuis près de 20 ans a déjà compté plus de 25 félins réunis sur ses terres.

« La campagne est reconnue pour ça. Les gens pensent qu’il y aura toujours quelqu’un pour s’en occuper. Des fois, on voit une voiture arrêter et une portière s’ouvrir pour laisser sortir les chats et l’auto repart immédiatement. Il y a des gens qui ont déjà laissé des chatons dans une boite en carton le long du fossé. Ça n’a pas de bon sens, tu ne te débarrasses pas d’animaux comme d’un sac à vidanges. C’est de la maltraitance », clame Mme Levac.

Cette dernière dit ignorer pourquoi les gens choisissent son adresse pour y abandonner des animaux. Les fermes à proximité et son amour pour les chats pèsent peut-être dans la balance.

« Je possède quelques chats, mais je suis allergique, donc je ne peux pas les garder dans ma maison. Alors mes animaux vivent à l’extérieur où je laisse toujours de la nourriture. Trop, c’est trop, ça fait cher à nourrir. J’appelle à l’occasion la Société protectrice des animaux afin qu’ils viennent en chercher. Cet été, j’en ai envoyé 6 et il y en a 3 autres qui rôdent encore », déplore-t-elle.

Selon les spécialistes, un simple déménagement représente une source de stress pour un animal qui se retrouve dans un nouvel environnement. La présence de ses propriétaires l’aide à traverser cette épreuve. De ce point de vue, il est facile de s’imaginer la détresse vécue par un animal abandonné en bordure de route.

« C’est très insécurisant pour l’animal qui perd tous ses repères. Ces animaux ont souvent vécu qu’à l’intérieur. Ils se retrouvent seuls en pleine nature et doivent tout réapprendre en passant en mode de survie. Ils sont également confrontés aux autres animaux sauvages et deviennent extrêmement vulnérables », explique la vétérinaire Marie-Claude Lavallée de la Clinique vétérinaire du Bas-Richelieu et bénévole au Centre animalier Pierre-De Saurel.

« De plus, si le chat n’est pas stérilisé, il se reproduit et entraine la prolifération de plusieurs parasites. C’est une des raisons pourquoi les refuges sont plein à craquer. Ceux qui abandonnent les animaux ainsi ne sont certainement pas conscients de ces problématiques », conclut Mme Lavallée.