Les résidents bloquent un règlement d’emprunt à Sainte-Anne-de-Sorel

Raccordement des égouts à l’Île d’Embarras

Sarah-Eve Charland sarah-eve.charland@tc.tc
Publié le 13 octobre 2016

Les résidents de l’Île d’Embarras veulent une alternative.

©TC Média - Sarah-Eve Charland

Les résidents de l’Île d’Embarras ont bloqué les deux règlements d’emprunt adoptés le 27 septembre par le conseil de Sainte-Anne-de-Sorel pour raccorder les égouts et prolonger l’aqueduc.

Les citoyens ne sont pas contre de raccorder les égouts, tient à préciser le résident Steve Desaulniers. « On veut seulement trouver une solution raisonnable qui respecte la capacité de payer des résidents. »

Vingt-sept résidents ont signé le registre sur une possibilité de 33 propriétaires pour le règlement d’emprunt touchant le raccordement des égouts. Tous les résidents touchés par le prolongement de l’aqueduc ont signé le registre.

« On ne veut pas un référendum. On souhaitait seulement bloquer les règlements », ajoute-t-il.

Deux points ont été soulevés par les résidents. Le premier touche le coût trop élevé des travaux qui sera directement transféré dans le compte de taxes des 33 résidences de l’Île.

Le projet de raccordement des égouts est estimé à 1 262 023$. La municipalité avait reçu une subvention de 360 000$ en mai dernier. En septembre, les élus ont obtenu une majoration de la subvention pour atteindre 575 000$ du gouvernement du Québec. Ce projet vise à se conformer à la Loi sur l’environnement qui interdit le rejet des eaux usées directement dans le fleuve Saint-Laurent.

« Une bonne partie des résidences sont secondaires sur l’île. Seulement les résidences permanentes sont admissibles à la subvention, mais on doit raccorder tous les bâtiments. C’est un dossier complexe », admet le maire de Sainte-Anne-de-Sorel, Michel Péloquin.

Zone inondable

Le deuxième point concerne le zonage. Puisque les résidents se situent en zone inondable 0-2 ans, ils ne peuvent pas reconstruire leur maison s’il y a un sinistre. « Si ma maison passe au feu, je ne pourrai pas reconstruire, mais je devrai tout de même rembourser la dette. Ça n’a pas de sens », dénonce M. Desaulniers.

Le zonage est un dossier sur lequel le maire de Sainte-Anne-de-Sorel, Michel Péloquin, travaille depuis plusieurs mois. « On tente de convaincre le ministère d’obtenir une dérogation pour autoriser la reconstruction en zone inondable 0-2 ans. »

« Si on se compare à Montréal, c’est bien plus que 33 toilettes qu’ils nous ont envoyées. Je ne comprends pas pourquoi on devrait se presser. Tant qu’on n’a pas réglé le dossier des zones inondables, on ne veut pas lancer les travaux », conclut M. Desaulniers.